


Née en 1957 à Qazvin en Iran. Vit et travaille à New York.
Shirin Neshat part aux Etats-Unis en 1974, où elle suit une formation artistique.
Women of Allah, une série d’autoportraits photographiques traitant du thème du “martyr” en liaison avec la Révolution Islamique (1979), constitue le premier corpus de son oeuvre. L’artiste réalise cette série à la suite de plusieurs voyages en Iran dans les années 1990, après 10 ans d’absence. En allusion à la spectaculaire transformation de son pays par la Révolution Islamique, Neshat traite de questions devenues primordiales dans notre compréhension des concepts idéologiques et philosophiques qui sous-tendent la révolution, en particulier la situation des femmes en Iran qui incarnent la transformation politique et religieuse dans leur vie publique et privée.
En 1997, Shirin Neshat se met à la vidéo. Turbulent, sa première installation vidéo majeure créée en 1998, met en scène deux projections face à face, confrontant un homme à une femme dans une même narration, et lui vaut de remporter en 1999 le Lion d’Or de la 48ème Biennale de Venise.
De 1999 à 2003, elle réalise plusieurs nouvelles séries : Rapture, Fervor, Soliloquy, Passage, Tooba et The Last word. Chacune se compose d’une vidéo et d’un groupe de photographies créées en parallèle.
De 2003 à 2009, Shirin Neshat s’intéresse au roman Women without men de l’iranienne Shahrnush Parsipur. Ecrit dans un style typique du réalisme magique, ce roman se compose de cinq nouvelles, mettant en scène cinq personnages féminins différents, autour desquels l’artiste crée 5 vidéos et de nouvelles photographies : Mahdokht (2004), Zarin (2005), Munis, Faezeh et
Farokh Legha (2008).
Toujours dans le cadre de ce projet Women without men, Shirin Neshat réalise son 1er long-métrage. Achevé en 2009, sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, il lui vaut notamment de remporter le Lion d’Argent – Prix de la Meilleure Réalisation à la Mostra de Venise.
Par ailleurs en 2008/09, elle part au Laos dans le cadre du programme The Quiet in the Land et crée Games of Desire, sa première série sans rapport direct avec l’Islam et la culture Moyen-Orientale.
En 2011/12, après les événements politiques qui ont secoué le Monde Arabe, elle se penche sur les problèmes d’une censure et d’une justice soumises au pouvoir et au fondamentalisme religieux, dans un style lyrique mêlant histoire contemporaine et ancienne de l’Iran. Elle crée ainsi l’installation vidéo OverRuled, tirée de la performance théâtrale qu’elle réalise à New York dans le cadre du Festival Performa 11, et la nouvelle série de photographies The Book of Kings, des portraits figurant the Masses, the Patriots, the Villains.


